Annick Wylde
Annick Wylde cumule plus de 35 ans de service dans le milieu policier. Elle occupe actuellement le poste de directrice du service de police de Pikogan, à Amos. Sa carrière remarquable est marquée par un engagement indéfectible envers la sécurité communautaire et une expertise reconnue dans la lutte contre le crime organisé.
Elle a été prêtée à la Commission Viens, où elle a contribué à faire la lumière sur les injustices vécues par les Premières Nations, notamment en ce qui concerne la cause des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées, un combat qui la touche profondément et auquel elle reste activement engagée.
Elle a aussi œuvré pendant deux ans au poste de police communautaire mixte autochtone (PPCMA) à Val-d’Or, un lieu charnière où se croisent les enjeux de proximité, de confiance et de respect des réalités autochtones.
Tout au long de son parcours, madame Wylde a su bâtir des partenariats solides avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la Sûreté du Québec, renforçant ainsi les efforts d’enquête et de prévention au sein de la communauté Abitibiwinni.
En 2012, elle reçoit la Médaille de la police pour services distingués, suivie de la Première barrette en 2022, en reconnaissance de son dévouement exemplaire au service policier.
Vice-présidente de l’Association des directeurs de police des Premières Nations et Inuit du Québec (ADPPNIQ), elle contribue activement à la mise en place de projets novateurs visant à réduire la judiciarisation des personnes vulnérables et à améliorer les interventions en santé mentale et en itinérance.
Annick Wylde est aussi une ambassadrice fière et engagée de sa culture. Elle participe notamment à Expédition Premières Nations, une initiative qui célèbre l’identité autochtone à travers le territoire. Elle est profondément impliquée dans la promotion des histoires, des traditions et de la langue de ses ancêtres. En mettant son identité de l’avant, elle bâtit la confiance, montre aux jeunes que leurs racines sont une force, et assure que les langues et traditions autochtones restent bien vivantes au cœur de nos communautés.
Sa participation comme panéliste à l’École nationale de police du Québec (ÉNPQ) en septembre, dans le cadre des 50 ans de la première diplômée de l’ÉNPQ, témoigne de son rôle de pionnière et de modèle pour les femmes en milieu policier.
Son parcours incarne un équilibre inspirant entre excellence professionnelle, sensibilité culturelle et engagement profond envers le mieux-être et la sécurité des communautés autochtones.